lundi 31 mars 2008



Un restaurant qui vous propose des spécialités du XIIème siècle, ça existe. Tous les soirs à partir de 20h sont proposés trois menus avec des plats médiévaux... La queue de sanglier n'est pas mal du tout d'ailleurs. (Testé par Pascal

Ouvert du Mardi au Dimanche de 12h00 à 15h00 et de 19h00 à 23h30!!!!
La cuisine médiévale est une cuisine de goût, de saveurs et de couleurs.
S'il existe une différence dans l'alimentation des nobles et des paysans, des laïques (non religieux) et
des religieux, des ruraux (habitants des campagnes) et des urbains (habitants des villes), on constate
certains points communs.
A cette époque, on nomme épice tout ingrédient qui modifie ou améliore un plat; le poivre, le
safran, le clou de girofle, mais aussi les amandes, l'oignon ou le sucre. Mais, fondamentalement, se
sont le gingembre, le safran, les cannelles (cannelle ou synamone) et le clou de girofle qui restent
les épices les plus utilisés.
Ces épices, que l'on utilise déjà à l'époque romaine vont à la fois servir à agrémenter un plat, mais
aussi à marquer la richesse.
Par exemple, le poivre, épice chère mais courante, va disparaître des ingrédients destinés aux tables
royales, au profit du poivre long et de la graine de paradis, plus lointaines et plus chères.
Les épices entrent dans la composition de tous les plats, y compris certains « desserts », tarte aux
pommes, gâteau aux fraises et au safran.
On agrémente aussi certains vins d'épices. Mais l'utilisation des épices se fait de manière très
étudiée ; non pas comme on pourrait le croire, pour « masquer le début de pourriture des aliments »,
mais réellement par goût. Toutes ces épices vont, en étant mélangées, donner une saveur précise à
chaque plat.
La cuisine médiévale offre les mélanges de saveurs les plus perfectionnés. Si aujourd'hui, la cuisine
« toute prête » ne nous donne le choix que dans deux saveurs, le salé ou le sucré (l'amertume et
l'acidité ne pouvant convenir à un nombre suffisant de personnes), ou pire la saveur de la
restauration rapide (viande salée mélangée à du ketchup légèrement sucrée), notre palais et notre
langue savent reconnaître facilement les quatre saveurs. Quant à la gastronomie médiévale, elle
nous donne le choix entre huit, voire neuf saveurs. Par exemple, lorsque l'on incorpore à un plat du
sucre, on obtient une saveur sucrée, alors que lorsqu'on ajoute du miel on obtient une saveur douce.
On a donc deux fois quatre égale huit saveurs, la neuvième étant l'âcre ou saveur poivrée.
Enfin, la cuisine médiévale est une cuisine de couleurs. Chaque sauce, chaque aliment doit avoir
une couleur qui permet son identification.
Le blanc s'obtient avec les aulx (pluriel du mot ail) ou le gingembre, le jaune grâce aux oeufs ou au
safran, le vert par l'ajout d'herbes, le tournesol donne le rouge, car comme tout bon cuisinier, les
queux de bouche de l'époque cherchent aussi le plaisir des yeux.
La cuisine médiévale était une gastronomie perfectionnée car, que l'on soit paysan ou grand
seigneur, clerc ou bourgeois, le bien-manger fait partie intégrante de la vie, de la fête et du plaisir de
vivre.
http://expositions.bnf.fr/gastro/enimages/indalim.htm
Le pain est au coeur de l'alimentation médiévale, accompagné de vin et de viande. Les légumes sont
plutôt réservés aux paysans, dans la réalité comme dans l'imaginaire. Les aliments n'ont en effet pas
tous la même valeur culturelle : on les classe à l'intérieur d'une échelle sociale qui mène du ciel à la
terre.
Les céréales sont la base de l'alimentation, préparées le plus souvent sous forme de pain. L'avoine
est de celles que l'on mange en bouillies, essentiellement dans les régions atlantiques de l'Europe.
Le froment est la céréale la plus recherchée à la fin du Moyen Âge. Le seigle ne se maintient que sur
les terroirs les plus rudes et le millet (aussi une céréale) reste une spécialité du Sud-Ouest. Un
nouveau venu, le sarrasin, commence à se répandre en Bretagne.
L'alimentation au

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